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08/09/2015

Lectures: Guillaume de Tyr : "Historia rerum in partibus transmarinis gestarum"

William_of_tyre.jpgGuillaume de Tyr (1130-1186) est un historien du moyen âge né à Jerusalem qui relata dans son "Historia rerum in partibus transmarinis gestarum" grâce à des témoignages de première main, l'histoire de la Terre Sainte à partir de la conquête de la Syrie par Omar (vers 636) jusqu'à la première croisade. Dans l'extrait choisi, qui concerne des événements qui ont juste précédé la première croisade, on peut constater que l'Etat Islamique n'a rien inventé. Des interventions pour sauver les populations persécutées et libérer les lieus saints, les croisades, sont aujourd'hui considérées comme des actes d'agression honteux de la part de l'occident contre le merveilleux monde musulman. Si ces interventions étaient honteuse, comment pourrait on qualifier les guerres du golfe et les interventions actuelles au proche-orient?

 

En 1009, le calife Hakim ordonne l’anéantissement du Saint-Sépulcre que l’on avait relevé après les destructions successives des perses et des arabes. Il pourchasse les chrétiens :

« On les chargeait douloureusement d’impôts, de tailles et de corvées contre la coutume et les privilèges qu’ils avaient acquis des princes mécréants ; cela même qui jamais ne leur avait été imposé leur fut défendu : de célébrer leurs fêtes ; le jour qu’on savait être la plus haute fête des chrétiens, on les faisait davantage travailler et œuvrer par corvée et par force ; on leur défendait de sortir de leurs maisons où on les tenait enclos pour qu’ils ne puissent faire aucune fête. Dans leur maison même ils n’étaient pas en sécurité, car on leur jetait de grosses pierres et, par les fenêtres, fientes et boue et toutes sortes d’ordures. S’il advenait qu’un des chrétiens dit une seule parole qui déplût à ces mécréants, aussitôt, comme s’il eût fait un meurtre, il était traîné en prison et perdait pour cela le pied ou le poing, ou il était mené aux fourches et tous ses biens étaient pris par le calife. Souvent les mécréants prenaient les fils et filles des chrétiens dans leurs maisons et en faisaient leur volonté ; tantôt par les coups, tantôt par la flatterie, on faisait renier leur foi à plusieurs des jeunes gens. […]

Un des mécréants, malicieux et déloyal, qui haïssait de cruelle haine les chrétiens, chercha un jour comment les faire mettre à mort. Il vit que toute la cité tenait en grand honneur et en grande révérence le Temple* qui avait été refait ; … devant le Temple est une place que l’on appelle l’aître du Temple qu’ils gardaient et tenaient aussi nettement que les chrétiens veulent tenir leurs églises et leurs autels. Ce déloyal mécréant prit, de nuit, sans que nul ne le vit, un chien mort,  tout pourri et puant, et le porta en cet aître, devant le Temple. Au matin quand ceux de la ville vinrent au Temple pour prier, ils trouvèrent le chien. Il n’y eut qu’un cri et un bruit et une clameur par toute la ville, si bien que l’on ne parlait que de cela. Ils s’assemblèrent et ne mirent pas en doute que les chrétiens n’eussent fait cela. Tous s’accordèrent pour que tous les chrétiens fussent passés par l’épée et déjà étaient tirés les épées qui, à tous devaient leur trancher la tête. Parmi les chrétiens était un jeune homme de très grand cœur et de grande pitié ; il parla au peuple et dit : <<Beaux seigneurs, la vérité est que je n’ai nulle faute en cette chose, pas plus qu’aucun de nous ; cela, je le crois certainement ; mais ce serai bien grand dommage, si vous mourrez tous ansi… Je veux prendre la chose sur moi et dirai que c’est moi qui ai fait ce dont on nous accuse tous>>… Quand les mécréants entendirent cela, ils délivrèrent tous les autres et lui seul eut la tête coupée. » 

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22/06/2015

Lectures: Extrait de "Jusqu'au bout de notre peine" de Maître Jacques Isorni (1963)

 

En 1963, l'infatigable défenseur du Maréchal Pétain et de Robert Brasillach, revenait sur la défense des réprouvés de l'Algérie Française et de l'OAS. Dans cet extrait, il fait part de son admiration pour Roger Holeindre.

 

maitre-jacques-isorni--jusqu-au-bout-de-notre-peine.jpg[...]Par la suite cependant, j'ai connu l'exemple du "Maquis Bonaparte" dont on a si peu parlé en raison de ses mérites et qui a témoigné de ce qu'il pouvait y avoir de pur parmi les entreprises de l'OAS. Il avait pour chef un restaurateur de Tebessa, son nom doit être écrit, ROGER HOLLEINDRE. Le général Ducourneau, qui avait fait proceder à son arrestation, devait dire de lui au tribunal d'exception qui croyait pouvoir le juger: "C'est un apôtre". Roger Holleindre s'était consacré à la jeunesse musulmane, avec son temps, avec son coeur, avec ses deniers. Il n'eut jamais qu'un dessein, protéger les jeunes musulmans qu'il avait amené à la France. Il constitua un maquis. Derrière lui se groupèrent une partie de ces garçons, jeunes soldats originaires d'Algérie qui voulaient continuer contre les fellagahs le combat qu'abandonnait l'armée, lycéens qui avaient quitté leurs écoles, étudiants leurs facultés, pour garder la terre où ils étaient nés et où ils avaient vécu. Ils n'avaient pour consigne que de se battre contre le F.L.N. et de ne jamais tirer contre d'autres soldats français. C'est parce qu'ils défendaient la terre, leur terre, qu'ils furent capturés, jetés en prison, puis condamnés (Roger Holleindre, l'apôtre, fût condamné à 10 ans de réclusion criminelle) par des magistrats et des officiers qui ont pour mission de défendre l'integrité du territoire et que les accusés avaient substitués.

Quel paradoxe d'avoir obligé des gradés à frapper des hommes qui accomplissaient leur tâche à leur place! [...]

14:27 Publié dans Extraits | Lien permanent | Commentaires (0)