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11/02/2015

Vives tensions au Front National dans le Loiret.

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[...]Mais il n'est pas le seul à faire acte de son refus du FN nouvelle ligne. Dans le centre, l'ancien responsable du Loiret Bernard Chauvet, qui s'est vu imposer un successeur sans son avis, a démissionné du FN avec pertes et fracas fin 2014. Selon nos informations, son remplaçant Charles de Gevigney  n'a pas eu la vie facile pour constituer ses binômes titulaires et suppléants pour les départementales, des militants qui se sentaient proches de l'ancien secrétaire départemental auraient refusé de poursuivre avec le nouveau. Selon une source bien informée, "une dizaine de militants historiques" parmi la centaine de militants actifs du FN dans le Loiret auraient même rendu leurs cartes.
 
"Il ne s'est pas facilité la vie non plus", rétorque un militant frontiste du centre du département, qui souhaite rester anonyme. "On ne le connaissait pas, il est arrivé à Montargis bille en tête, décidé à vendre la permanence [pour en louer une à Orléans, le chef-lieu du département mais où le FN est bien plus faible qu'à l'est du Loiret], il a écarté des gens qui étaient implantés sans donner de raisons valableset en plus ses soutiens au bureau départemental sont des militants de l'ouest du département qui ont tous été sur la sellette du temps de Chauvet".

Directement visés : Aurélie Beaulier, dans le Pithiverais, Arlette Fourcade, élue municipale orléanaise, ou encore Valentin Bielly, responsable FNJ du Loiret. Quant au quatrième, Christophe de Bellabre, Bernard Chauvet l'a écarté du FN pour un an, une décision entérinée par l'échelon national sur laquelle le nouveau secrétaire départemental n'est pas revenu. Toutefois les intéressés rejettent unanimement toute accusation d'avoir monté une coterie.
 
Un autre militant du FN, dans le nord-est du département, n'est pas dupe et fulmine : "le travail des militants d'Orléans et Pithiviers laisse à désirer. Nous on milite, on fait de gros scores, et ce malgré les tentatives d'obstruction diverses, mais le résultat est là : on va faire des scores importants aux cantonales dans l'est pour que ces arrivistes de l'ouest raflent les places toutes chaudes aux régionales ! " La géographie électorale lui donne raison : les deux cantons où le FN semble être en position de peser lourdement sur le second tour, voire de l'emporter, sont situés dans l'est : il s'agit de Courtenay et de Lorris. Sur ces terres rurales en proie à la déprise démographique et économique, où les habitants sont délaissés par la présence des services publics, la colère rentrée des paysans et le sentiment d'abandon se traduisent d'élection en élection par un nombre croissant de bulletins FN dans l'urne. Le FN est aussi beaucoup plus présent dans tout l'est rural du département, ainsi que dans l'agglomération de Montargis encore très marquée par l'industrie, et fief de l'ancien secrétaire départemental.
 
Quant aux régionales, elles aiguisent les appétits : le FN pourrait tout rafler dans les communes rurales du Loiret, de l'Eure-et-Loir et du Loir-et-Cher, voire de l'Indre, sur fond de crise continue, et de déclin. Sans oublier l'effet des attentats qui a rendu plus prégnante, plus tangible, la peur de voir la violence devenir plus quotidienne et plus terrible. "Les cantonales permettent de bien se placer pour les régionales. A chacun après de jouer ses réseaux. Si on est appuyé par Paris, évidemment c'est mieux", complète un élu du sud de la France, où les enjeux sont à peu près les mêmes mais les gains plus certains. [...]
 

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